Au bord des mondes

Olivier Gaudin

Comme celui du paysage, le sens du monde résiste à la fixation. Sa signification change selon qu’on l’emploie à la forme définie, indéfinie, démonstrative ou possessive. Un monde implique tout un foisonnement de points de vue et de perspectives qui peut prendre bien d’autres formes matérielles qu’il ne le fait au moment où on l’observe. « Monde veut dire au moins être-à, il veut dire rapport, relation, adresse, envoi, donation, présentation à – ne serait-ce que des étants ou existants les uns aux autres1 ». L’unité et la totalité d’un monde ne sont pas données au préalable, mais mises en jeu par l’articulation de phénomènes multiples qu’il faut apprendre à percevoir, à distinguer et à nommer, en situation, et surtout en présence d’autrui. N’est-ce pas cette tension relationnelle et cette pluralité intrinsèque qui ouvrent la possibilité du paysage ?


Les humains n’ont pas attendu les paysagistes et les architectes pour faire et habiter des mondes, c’est-à-dire donner forme à leurs expériences dans la durée. Mais si les métiers de concepteurs existent, c’est que ces manières, très diverses, ne cessent de s’altérer les unes au contact des autres avec leurs conditions sociales, politiques, économiques et écologiques. Le long d’une trajectoire qui n’a rien d’un destin, un monde n’est qu’une version possible de lui-même. C’est une organisation provisoire du chaos ambiant, que peuvent emporter des forces destructrices aussi bien que sa propre inaction. Mais la fin d’un monde, tel celui qui dépend d’énergies fossiles abondantes et à bas coût, fondé sur l’idéologie irresponsable d’une « croissance » illimitée au mépris de ses propres conditions de survie, n’est pas celle du monde. L’exigence insatisfaite de changement qui distingue notre époque vise des recompositions profondes et pluralistes. Elle requiert des renversements culturels et politiques dont les institutions dominantes, grevées par un ultralibéralisme inégalitaire et un extractivisme désinhibé, semblent incapables. Ce constat les condamne à terme, ne serait-ce qu’au sens logique, en raison des effets dévastateurs de leur fonctionnement sur la capacité des milieux de vie à perdurer. Par-delà l’idée de « redirection écologique », l’urgence semble de préserver les conditions d’une invention collective qui ne se résume pas à la compétition pour le contrôle des ressources restantes, voire au sauve-qui-peut sur fond d’écocide. Ce n’est pas de « solutions » mais de bifurcations dont il est besoin : d’un renouvellement mondial, donc, passant par des inventions situées. Celles-ci devront prendre appui sur les mutations proliférantes, « indociles » et « férales » provoquées par le capitalisme industriel, tout en s’efforçant d’en contenir les dangers2 .

Cet horizon paraît-il inatteignable, idéaliste ? Face à la conjonction mortifère de l’accroissement des inégalités, du déni de justice et des effets accélérés du dérèglement climatique, la nécessité de l’action imaginative et de l’audace intellectuelle fait déjà le quotidien d’une majorité des êtres humains. Si bien qu’il n’est plus question, à l’échelle planétaire comme à l’échelle locale, de « crises », mais de l’imminence de mondes nouveaux, fracturés, marqués par l’apprentissage et les luttes politiques, en particulier pour la justice environnementale et climatique3, mais aussi par l’entraide et la solidarité. Confrontées à la raréfaction des ressources et à la généralisation de l’incertitude, les manières d’organiser les espaces humains se consacrent à la maintenance de leurs propres conditions matérielles4. Une seule planète, des mondes possibles. Il reste à en imaginer des formes soutenables et à en dompter les rapports de force. C’est sur ces points que portent les conflits, comme les espoirs.

Confrontées à la raréfaction des ressources et à la généralisation de l’incertitude, les manières d’organiser les espaces humains se consacrent à la maintenance de leurs propres conditions matérielles.

Les situations de bascule du temps présent ont de multiples antériorités. Depuis les débuts de l’ère industrielle et la fin de l’Ancien Régime, on ne compte plus les œuvres d’art, les travaux scientifiques et les ouvrages décrivant des révolutions en tous genres, de l’abolition des privilèges aristocratiques à celle de l’esclavage, et de l’émancipation des femmes à la déclaration universelle des droits humains. « Les vieux mondes mettent longtemps à mourir. Mais quand vient la fin, ils meurent vite5. » Pourtant, outre que ces recompositions tardent à venir, au-delà des instants décisifs qui les manifestent, leur issue est moins acquise qu’on ne le croit. Elles prennent plutôt des formes hésitantes et buissonnantes : telles des secousses sismiques, les renversements de régime condensent les effets de rapports de force à l’évolution très lente. Anthropologues et historiens documentent des phénomènes progressifs de fragilisation, de dépossession et de résistances adaptatives6. Certains conduisent à des ruptures métaboliques et à des catastrophes, voire à des « apocalypses culturelles7 », comme chez les peuples amérindiens, ou pour les mondes paysans
d’avant la mécanisation. À l’encontre des lieux communs associés à l’idée de révolution et à l’imaginaire de la chute, ces travaux montrent cependant que de tels basculements prennent du temps. Issus de facteurs multiples, ils incluent de longues phases d’indécision, des états intermédiaires et des mémoires antagonistes. À l’image des héritages coloniaux ou de la fin de la guerre froide, ces processus restent souvent inachevés.

La longue durée enseigne qu’un monde est une façon à la fois persistante et réversible d’agencer des cohabitations en tension. Cet agencement se produit dans une unité de lieu, de temps et d’action aux contours variables, dont l’histoire des paysages témoigne à sa manière. Comme la fin d’un régime politique (monarchie, empire ou république) ou d’un ordre symbolique (paysannerie, hégémonie d’un culte ou d’un État, société d’abondance), la destruction d’un paysage, qu’elle soit due à un remembrement agricole, à une catastrophe « naturelle » ou à des faits de guerre, peut sembler un effondrement brutal ou un séisme imprévu. Ce n’est pourtant qu’une étape de l’incessante recomposition des mondes humains, où les actes intentionnels et les volontés politiques tiennent une place qu’il ne faut ni surestimer ni négliger.

Les formes des paysages sont des indices de ces changements qu’un regard exercé peut apprendre à reconnaître, et que les savoir-faire du projet cherchent à accompagner, voire à orienter en partie. Sans en prédire l’issue, les variations d’un paysage rendent visible à chaque instant le débordement des mondes, comme le montre l’extraordinaire histoire des « rivages flottants » qui séparent et unissent à la fois les deux bords, asiatique et américain, du détroit de Béring8. Tout paysage est saisi par des métamorphoses9 et des hybridations, dont une part croissante relève d’agentivités humaines et de responsabilités collectives. Mais cette histoire ne change-t-elle pas de sens à l’heure du franchissement accéléré des ultimes limites qui rendent la planète habitable10 ? Se tenir au bord des mondes prend alors le sens d’éprouver la nécessité vitale de penser et d’agir à l’encontre des idéologies, des attitudes et des infrastructures qui menacent la survie même de l’espèce.

Comment nouer cette conscience critique à nos expériences ordinaires ? C’est à d’autres échelles qu’il est pertinent de parler de paysage, d’en apprécier les formes perçues, et d’agir en paysagiste ou en architecte. L’attention et le projet se tournent alors en priorité vers ce qui peut virer de bord, en quête de prises sur la fabrique des expériences : à l’échelle des corps, des lieux de vie et de travail, des institutions locales. Que peut-on encore transformer de façon concrète, où, et comment ? Le regard des paysagistes ouvre des pistes situées par son attention à la porosité et aux mouvements. Il investit les espaces publics mais aussi les abords d’infrastructures productives ou techniques comme des parcs d’entreprises ou des digues de protection. Il s’intéresse aux usages de l’eau et de l’énergie, aux cohabitations subies ou choisies, et aux possibles mutualisations : entre zones d’activité et quartiers résidentiels, entre étendues agricoles et lieux de promenade. Dans les interstices de leurs fonctions dominantes, un parking de supermarché, une levée ou une bretelle d’autoroute peuvent accueillir bien des usages.

Si la pluralité des mondes en présence peut s’éprouver en chaque point de rencontre, elle se manifeste davantage sur leurs bords, aux lieux où se côtoient des espèces et des activités distinctes. Mais pas plus que les frontières étatiques11 ou les murs qui les matérialisent, ces bordures ne relèvent de faits naturels ou d’intentions divines. Aussi mobiles que les horizons d’un paysage, aussi poreux que l’enceinte d’une cité médiévale, les contours des mondes habités ne cessent de déborder, de se déformer et de se déplacer, de l’intérieur. Tout comme celle de la pédagogie et du changement de regard, l’image de la lisière s’impose souvent dans les projets de paysage. Elle n’est pas qu’une métaphore : avec cette notion scientifique, les écologues, les forestiers ou les agriculteurs décrivent des zones de contact et d’interaction qui parlent aux sens. En marge des « centres de pouvoir » ou de « décision », c’est dans l’épaisseur des sols terrestres et la fine couche de la biosphère, faites d’incessantes circulations de matières en mouvement invisibles à l’œil nu, que se logent les conditions de nos existences. C’est là où se jouent ces échanges systémiques que se nouent les motifs de tension et de blocage mais aussi les prises pour l’action collective.

Dans des temps de basculements à la fois sociaux, physiques et politiques, le pouvoir d’agir des humains, à mesure qu’il se réduit au sein des institutions héritées de l’ancien monde, ne se renouvellera pas sans déborder les lignes rigides tracées par le primat de l’économie de marché. Hybridations et mutualismes, bien avant d’être des options politiques, sont à l’œuvre dans les processus vivants, comme l’enseignent la biologie et l’écologie. Les sociologues, quant à eux, parlent de « mondes sociaux » distincts au sein d’un même milieu12. Dans une grande ville, des milliers de mondes humains plus ou moins poreux se côtoient, et parfois se rencontrent. Quelles inventions leur contact peut-il engendrer ? Et en marge des interactions sociales, comment les formes de vie autres qu’humaines, en particulier animales et végétales, peuvent-elles inspirer l’organisation collective de nos expériences ?

Cette livraison des Cahiers prête attention au nombre indéfini des mondes organisés que nous habitons, côtoyons et contribuons à maintenir en vie – le plus souvent sans même les voir. Leurs capacités d’interaction, d’assemblage et de recomposition, certes précaires face aux brutales épreuves de force du présent, n’en sont que plus nécessaires à maintenir. C’est ce à quoi le paysage peut prendre part. Le numéro s’ouvre avec les réflexions de Yannick Campion, paysagiste et historien, sur les implications relationnelles du concept de monde. Décliné au pluriel, celui-ci permet d’insister sur les multiples relations d’altérité qui en forment la trame implicite. Entre espèces, entre expériences et sujets de perception, bien des partages peuvent s’envisager pour peu qu’on s’efforce de varier les points de vue et les perspectives. La paysagiste Claire Dauviau et l’architecte Camille Michel, qui enseignent l’initiation au projet de paysage en première année à l’école de Blois, évoquent ce type d’exploration dans un dialogue consacré à cet atelier spécifique, point de départ d’un apprentissage au long cours.

Dans les interstices et les failles de mondes disjoints, la plupart des contributions invitent à discerner des situations de seuil, voire de basculement. Plusieurs articles décrivent les relations entre ce qu’était autrefois la ville et ce qui n’est plus la campagne, aux franges des métropoles ou au creux de leurs horizons internes. Les quatre travaux de fin d’études publiés abordent ce type de situations. Aux confins des Hauts-de-Seine et de la Seine-Saint-Denis, Khalilou Demba a arpenté les abords du fleuve, dans les boucles qu’il forme en aval de Paris ; le projet de paysage qu’il imagine invite à en redécouvrir les berges, en partie oubliées ou négligées faute d’accès. Sous le ciel de la Crau, non loin du delta du Rhône, Hugo Jeegers entend modifier en partie les lignes d’horizon par de vastes plantations de peupliers, comme pour mesurer l’immensité de la plaine. Depuis ses franges en cours d’urbanisation, il invite à découvrir l’écologie singulière des coussouls, inscrite dans la fine épaisseur de ces paysages si étendus. En Charente-Maritime, Simon Rouillier s’est penché sur la réversibilité des traits de la côte atlantique. Il interroge le voisinage des milieux végétaux, animaux et humains dans des marais très habités, mais soumis à des contraintes croissantes. Enfin, Sarah Trimouillet a travaillé au nord d’Orléans, dans une zone commerciale semblable à tant d’autres : elle imagine la conversion ou le réemploi d’infrastructures héritées de l’âge d’abondance, en prêtant attention aux matériaux et au sol qui les porte.

Non loin de là, toujours à Orléans mais dans une autre perspective, le texte du paysagiste Hugo Bruley, enseignant de projet à Blois, présente les grandes lignes de son projet pour la ZAC Fil Soie. Ce projet de paysage partage des principes de conception avec celui qu’il mène dans un tout autre contexte, sur l’esplanade de la cité des Minguettes à Vénissieux (Rhône). Défense et illustration d’un « rustique urbain », l’article montre que ces projets émanent d’une même démarche exigeante, attentive aux qualités relationnelles et interstitielles, souvent peu visibles au premier abord, des mondes habités.

Peut-on représenter le vide et les relations discrètes qui le traversent ? Décrivant les usages qu’en ont fait plusieurs travaux d’artistes et projets de paysage dans leurs dessins respectifs, l’article de la paysagiste Clara Loukkal, qui enseigne aussi le projet à l’école de Blois, prend le vide pour fil conducteur. Elle y voit un foyer de conception, d’imagination et d’expérience esthétique qu’il importe de préserver des tentations de le remplir. Dans les métropoles et leurs abords, en particulier, la qualité et le soin apporté aux espaces ouverts contribuent à faire tenir ensemble des mondes très distincts.

Le moins qu’on puisse dire est qu’un tel soin n’a pas toujours été accordé aux lieux où passent les limites administratives de Paris. Les portes de la ville demeurent saturées par les flux routiers incessants, tandis que le boulevard périphérique fait obstacle aux continuités piétonnes. Photographiées par Claire Tenu cinquante ans après Eustachy Kossakowski13, ces lisières sont restées des espaces frontaliers et contradictoires. Il est facile d’y projeter certains souvenirs visuels du monde social de la « zone », qui ceintura la ville durant un siècle, à l’emplacement des fortifications des années 1840 et de leur glacis. L’histoire du Grand Paris y trouve l’un de ses théâtres, entre scènes et coulisses, où se lit le passage du temps sur le paysage. Sans porter de jugement, la photographe a choisi, dans sa série Paris ne tient pas en place, de montrer le champ et le contrechamp de ces bordures urbaines en révélant leur épaisseur et leur complexité.

Le paysage non plus ne tient pas en place. Pour la première fois, les Cahiers explorent les espaces virtuels de la fiction vidéoludique. Dans un récit littéraire ciselé, Lucie Rico suggère avec humour à quel point ceux-ci demeurent enchâssés dans les lieux physiques et corporels que nous habitons avec d’autres. Les dessins au crayon de Paul de Pignol évoquent quant à eux la présence d’autres mondes, infimes, au creux de ceux que nous voyons. Figurant la matière végétale d’une façon presque nébuleuse, ses formes suggestives laissent deviner des mondes souterrains à demi-rêvés, que l’on contemplerait depuis l’intérieur de l’un de ses Bosquets.

L’expérience esthétique du paysage peut-elle s’affranchir des bornes sociales, culturelles, spatiales ou narratives qui en limitent le partage ? Sous quelles conditions d’apprentissage peut-elle circuler d’un continent à un autre, et à quelle fin ? Dans son œuvre cinématographique, Pier Paolo Pasolini a tissé une relation singulière à la question du décor naturel ou « réel ». L’article d’Hervé Joubert-Laurencin montre que ses films tournés dans de multiples lieux méditerranéens, africains et moyen-orientaux se fondaient à la fois sur de patients repérages et sur une « pédagogie du paysage ». Chez Pasolini, un « bord à bord du proche et du lointain » trouble l’espace perçu ; dans ce trouble s’immiscent les relations d’altérité et, avec elles, la « passion pédagogique » du poète et cinéaste. Enfin, au plus près des enjeux contemporains du contact entre les mondes et de son empêchement forcené, l’artiste Malik Nejmi nous conduit à Tanger. Issu d’un travail mené sur place, son article fait apparaître l’obsession ambivalente de franchir le détroit de Gibraltar pour de jeunes Africains bloqués aux portes de l’Europe par la militarisation des frontières. À rebours du mythe littéraire de la ville internationale qui a fasciné tant d’Occidentaux, l’artiste a voulu, avec les personnes migrantes qu’il a pu rencontrer, faire droit à leurs expériences d’indécision et de suspens, à leurs hésitations et à leurs émotions. Il transcrit leurs propres représentations par le dessin, la vidéo et la parole. Certains d’entre eux ont adopté des postures performatives, au point de sembler inverser les rôles. À la faveur d’expériences liminales, leurs perceptions et les nôtres se chargent d’imaginaire et d’indétermination, tout en s’éloignant de l’expérience du paysage telle qu’on l’entend d’ordinaire sous les latitudes européennes. Ce flou ouvre des pistes à l’imagination créatrice et à la résistance aux cadres imposés. Dès lors que les contours des paysages familiers se dissipent et se brouillent, ils invitent à regarder ailleurs et autrement : là où l’on peut encore se saisir, avec d’autres, des bords mouvants du monde pour en faire un champ d’expérience et d’action.

Éditorial des Cahiers n°24 (2026), disponibles en libraire.
Photographies : Émilia Stéfani-Law.

Notes
  1. Jean-Luc Nancy, Le Sens du monde, Galilée, 1993, p. 18.
  2. Anna L. Tsing, Proliférations, trad. de l’anglais par Marin Schaffner, Wildproject, 2022.
  3. Laurence Marty, Apprendre et lutter au bord du monde. Récits de mouvements pour la justice climatique, La Découverte, 2025.
  4. Paul Landauer, Post-démolition. L’architecture face aux nouvelles ruines, Building Books, 2025.
  5. Bertrand Guillot, L’Abolition des privilèges [2022], Seuil, 2023, p. 93.
  6. Pour des exemples récents : Anna L. Tsing et al. (dir.), Atlas féral. Histoires vraies et proliférantes des résistances aux infrastructures humaines [2021], trad. de l’anglais par Marin Schaffner, Wildproject, 2025 ; Ludivine Bantigny et al. (dir.), Une histoire globale des révolutions, La Découverte, 2023 ; Kyle Harper, Changement climatique et dynamiques sociales. Du passé profond à l’avenir incertain, Éditions du Collège de France, 2024.
  7. Ernesto De Martino, La Fin du monde. Essai sur les apocalypses culturelles [1977], trad. coll. de l’italien, EHESS, 2016.
  8. Bathsheba Demuth, Terre-mer. Une histoire environnementale du détroit de Béring, trad. de l’anglais par Laurence Richard, Payot, 2023.
  9. Comme l’ont montré plusieurs livraisons des Cahiers : notamment les nos 10, 12, 15, 16, 20 et 21.
  10. Identifiées par des scientifiques spécialistes des régularités biogéochimiques depuis 2009, sept de ces neuf limites « préservant nos possibilités d’existence » sont désormais franchies : voir Dominique Bourg, Leçons des limites planétaires, Actes Sud, 2025 ; Audrey Boehly, Dernières Limites. Apprendre à vivre dans un monde fini, Rue de l’échiquier, 2023.
  11. Mikael Levin, Au bord, texte de Luc Baboulet, La Villette, 2022.
  12. Pour un exemple : Daniel Cefaï, « Mondes sociaux », SociologieS [en ligne], 2015. Voir aussi le carnet de recherche Mondes sociaux (sms.hypotheses.org), actif depuis 2013.
  13. Eustachy Kossakowski, 6 mètres avant Paris [1971], Éditions Nous, 2012.
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